Shaykh as Shouwayir: la sunna est de ne pas accomplir le tarâwîh si ce n’est après la sunna râtiba.
Tu pries donc la prière du ‘ishâ’, puis tu accomplis la sunna râtiba qui la suit, puis tu pries le tarâwîh. En effet, la sunna râtiba ne s’imbrique pas avec le tarâwîh, étant donné que la sunna râtiba n’est pas légiférée avec la qualification de tarâwîh ; elle ne s’y imbrique donc pas.
La sunna râtiba n’est pas prescrite en prière collective, alors que le tarâwîh ne se prie que collectivement. C’est pour cela qu’elles ne se combinent pas.
C’est pourquoi les savants ont dit : il fait partie de la sunna que d’accomplir la prière de tarâwîh en vingt rakaas, après la sunna râtiba, après la prière du ‘ishâ’.
Donc, le tarâwîh n’est prié qu’après la prière de ‘ishâ’, et il est recommandé qu’il ait lieu après la sunna râtiba.
Pourquoi dis-je cela ? Car je vois certains prieurs désireux d’obtenir la récompense et tu les trouves accomplir le ‘ishâ’, puis s’occuper d’une chose, qu’elle soit permise ou recommandée comme la lecture du Qur’ân, et ils délaissent la sunna râtiba. Or, la sunna râtiba est une pratique fortement confirmée et d’une grande importance.
Le Prophète ﷺ la préservait avec grande assiduité, au point que, lorsqu’elle lui échappait parfois, il la rattrapait. Et le Prophète ﷺ ne rattrapait que ce qui était fortement confirmé.
Il est rapporté dans certaines voies du hadith d’Ibn ‘Umar, chez Tirmidhî, qu’il a dit : « J’ai retenu du Prophète ﷺ dix rakaas en résidence comme en voyage ». Ainsi, le Prophète ﷺ les a parfois accomplies lors de certains voyage.
Et l’imam Ahmad qu’Allâh Ta’âlà lui fasse miséricorde a dit : « Celui qui délaisse les sunans rawâtibs est un homme mauvais. »
Donc, les sunans rawâtibs — qu’elles soient au nombre de dix ou douze rakaas selon certains gens de science — font partie des sunans fortement confirmées, auxquelles le musulman doit veiller avec assiduité.